Un dimanche à Osaka.

Il fait beau. Il fait chaud. Les dieux ont tout prévu pour que notre dernière journée au japon soit belle. On décide d’aller au Château d’Osaka, situé au milieu d’un parc dans le le quartier de Chuo-Ku, qui n’est pas, contrairement à ce que laisse penser son nom, un quartier chaud. L’endroit est très sympa et il y a assez peu de monde pour un dimanche. On ne sait pas si c’est la fête de la musique ou si c’est la coutume dans ce parc mais, outre le château qui est assez impressionnant, il y a plusieurs groupes ou artistes qui jouent de la musique. Mais, curieusement, ils sont tous l’un à côté de l’autre, ce qui donne une cacophonie assez impressionnante sauf si on s’approche vraiment de la scène. Imaginez toutes les scènes de Werchter en même temps. Cela nous surprend des Japonais, d’ordinaire aussi organisés qu’un tableau excell. Nous croisons aussi des troupes de danse à castagnettes s’entraînant en public. On fera aussi un petit passage chez Starbucks, notre petit rituel. En se promenant dans Namba, on verra des bars à hiboux et des bars à hérissons, dans lesquels nous ne rentrerons pas. (On a déjà fait 2 bars à chats, ça suffit, non). On achète deux trois souvenirs et puis on termine cette belle journée dans un restaurant à sushis, avec le défilé de petites assiettes de couleurs différentes en fonction de leur valeur, où on s’en donne à coeur joie. Petit saké pour clôturer la soirée. Et pour oublier que notre voyage au Japon touche à sa fin. On aurait tous bien continué encore quelques semaines. Dans l’avion vers Helsinki, nous croiserons un certain Michael Monroe, un Bon Jovi finlandais dont le look nous fait encore rire.

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Koyasan, ses moines, ses monastères et sa nécropole.

Comme nous avons « perdu » un jour à Hiroshima, nous n’avons pas pu aller à Okayama, ce qui était prévu. Nous partons donc directement pour Koyasan, un bled perdu dans la montagne (le mont Koya). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas facile d’accès. Train Hiroshima-Shin-Osaka. Puis train Shin-Osaka-Osaka. Puis train Osaka – Shin Imamya. Puis train jusqu’à Gokuraku-bashi. Puis cable-car (super raide, on se croirait à Walibi) jusqu’à Koyasan. Et enfin, bus jusqu’au monastère où nous allons passer la nuit. Car oui, nous logeons dans un monastère bouddhiste. Koyasan a été fondé par un moine, Kobo Daishi, et une cinquantaine de monastères accueillent des pèlerins ou des touristes. Ca veut dire dormir sur une paillasse et bouffer des trucs de végétalien. Burp. Le monastère est super et l’ambiance aussi. La nourriture, par contre, ne rencontre pas le même succès auprès de nos estomacs europens. Koyasan vit au rythme des moines. Cela veut dire qu’à 21h, tout est fermé. Et qu’à 6h30, nous allons à la prière. Très chouette expérience. Ensuite, petit déjeuner avec soupe miso, riz, beans, légumes frits, tofu,…arrosés de thé. On est loin du bol de céréales, des œufs brouillés, du jus d’orange et des petits pains au chocolat. Nous mangeons surtout le riz et buvons le thé. Ensuite, nous allons à la découverte de Koyasan et tout particulièrement d’Okunoin, sa nécropole de plus de 200.000 tombes. Dans une forêt de cèdres centenaires, toutes ces sépultures plus ou moins entretenues (beaucoup sont couvertes de mousse) rendent l’endroit réellement exceptionnel. On s’y promène et faisons beaucoup de photos qui ne rendront jamais ce que nous y avons ressenti. C’est certainement une des plus belles choses que nous avons vue durant ce voyage. Ensuite, nous repartons vers Osaka, dernière étape de notre voyage. Bus, cable car, train, train, train et nous voilà arrivés dans le quartier de Namba. Notre chambre d’hôtel est minuscule et le quartier bourré de restos et de magasins. Nous sommes fatigués car la nuit chez les moines n’a pas été très bonne et nous sommes levés tôt. On reprend des forces avant d’attaquer notre bouhouhou dernière journée au Japon.

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Tout ça pour ça.

Bon alors, rien. Ou presque. Il y a eu beaucoup de pluie. Du vent aussi. Mais, on n’a pas vu de rues inondées, de panneaux ou d’arbres arrachés. Non. Vraiment cette tempête tropicale nous a un peu déçus. Nous sommes sortis habillés pour affronter les éléments mais la nature nous a posé un lapin. Les Japonais, il faut le dire, avaient tout bloqué en prévision d’un cataclysme. Plus un transport public ne fonctionnait, les magasins étaient fermés et la télé diffusait en boucle des reportages qui disaient « regardez les grosses vagues, restez chez vous, faites gaffe ça va chier, on va tous crever, rédigez votre testament, faites vos prières, oui même vous les Lefebvre, bande de mécréants. »

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Hiroshima, l’île de Miyajima et le cyclone Krosa.

Aujourd’hui, direction Hiroshima, toujours en train grâce à nos Japan Railpasses. (Les habitués disent JR, comme dans Dallas). Un truc à savoir, il faut toujours réserver des places pour le train que l’on va prendre dans 48h. Nous l’avons fait un peu tardivement cette fois-ci et du coup, nous n’avons pas de places réservées pour une partie du trajet (la plus longue). Il nous faut arpenter le train en quête de places libres. Finalement, dans un des wagons pour places non-réservées et en profitant des personnes qui descendent, nous finirons tous assis. A Hiroshima, notre hôtel n’est pas top et Julia n’as pas droit à un lit ni à un petit dej’. Cela sera résolu un peu plus tard, Léon recevant une chambre single, Louise et Julia dormant dans la même chambre. Merci à Connections qui a bien fait son taf en rattrapant son erreur de réservation. A Hiroshima, tout tourne autour de la bombe. Un bâtiment resté debout a été conservé et il est bordé du grand parc de la paix où nous nous promenons. Il y a une flamme qui brûlera jusqu’au démantèlement de toutes les armes nucléaires, des statues en hommages aux victimes, etc… Bref, c’est un peu chargé comme histoire et on explique ce qui s’est passé à Julia de manière un peu édulcorée afin qu’elle ne cauchemarde pas. Pas trop envie de faire une vanne là-dessus d’ailleurs. Le midi et le soir, nous mangerons dans le même restaurant où l’on commande ce qu’on veut sur une machine, un peu comme dans les nouveaux Mc Do.
Le lendemain, après un petit dej’ vraiment pas terrible à l’hôtel, nous prenons un bus, puis un train bondé jusqu’au débarcadère du ferry qui nous emmène sur l’île de Miyajima d’où nous sommes sensés faire l’image la plus connue du Japon : un tori sur la plage. Pas de chance, il est en travaux de réfection. Je vous mets l’image Google et l’image Lefebvre. Ceci dit, l’île est superbe, avec de grandes montagnes surplombant le village fait de petites maisons et de très beaux temples Shinto. Nous y mangerons dans un des 3000 restaurants qui accueillent les 7 millions de visiteurs. Vous l’avez compris, nous ne sommes pas seuls. De plus, la pluie s’invite, rafraîchissant un peu l’atmosphère. Il s’agit de la pluie annonçant l’arrivée du cyclone Krosa. Visiblement, cela va être chaud à certains endroits puisqu’ils prévoient 1 mètre de pluie et des vagues de 7 mètres. Pour l’instant, pas de panique, un K-way suffit. Suite au prochain épisode.

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Nara et le lac Biwa, les jolis satellites de Kyoto.

Nara. Plusieurs personnes m’ont expliqué avant de partir que c’était sympa. C’est en fait l’ancienne capitale (avant Kyoto qui elle-même a précédé Tokyo). C’est beaucoup plus petit et accessible à 40 minutes de train de Kyoto. Il y a des temples, comme d’hab, mais avec des daims en liberté que l’on peut approcher, caresser, prendre en photo, nourrir, monter, non là je déconne, c’est pour voir si vous suiviez. Les pauvres bêtes tirent la langue car il fait toujours mourant de chaud. Et nous aussi. Il y a beaucoup de monde. C’est visiblement très touristique. Craignant l’insolation, nous achetons des couvre-chefs qui nous donnent une bonne tête de touristes. (Léon et moi). Et c’est effectivement sympa si ce n’est l’odeur de daim qui nous accompagne partout.
Le lendemain, nous décidons d’aller au lac Biwa, à une grosse demi-heure de Kyoto. Ce lac est le plus grand lac du Japon (Il fait 60 km de long). Nous prenons le train (avec notre JR Rail Pass, cela ne nous coûte rien. Enfin, entendons-nous un pass coûte 350 euros (400.000 yens) et nous permet de voyager à volonté pendant 15 jours) Bref, nous arrivons au lac et c’est bondé. Nous devons avancer avancer avancer pour enfin trouver un emplacement à l’ombre des pins. L’eau est divine (28°c) et Julia s’en donne à pleine joie. Le japonais, d’ordinaire si respectueux des règles, les enfreint toutes. On ne peut pas planter de tentes. Il y en a partout. Pas mettre de musique. Boum boum tchac. Ne pas brancher de générateur. Brrrrrrrrrr. Il est même interdit d’arborer des tatouages. Ils ont tous amené des chaises et des bbq, on se croirait dans un camping. Les Flots Bleus, c’est ici. Là où nous sommes installés, rien de tout ça. La seule chose un peu ennuyante est le vrombissement lointain des jetskis. On y reste une bonne partie de la journée et c’est le bonheur. On rentre le sourire aux lèvres, des coups de soleil sur les épaules et des graviers dans le maillot. (Oui, c’est une plage de graviers). Julia essaye la Shaved Ice, sorte de gobelet rempli de glace pilée sur laquelle ils déposent un coulis à la fraise. Pas sûr qu’il y ait beaucoup de fraises mais cela lui plaît. Nous terminons la journée dans un resto typique japonais, du genre où il y a une plaque de cuisson au centre de la table et où on fait cuire les aliments, comme souvent sur les plaques de cuisson. C’est très bon et on rentre à l’hôtel en sentant le graillon.

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Tori Tori Tori

Hop hop hop, on ne perd pas de temps. Nous revoici dans le train pour Kyoto. Et on y arrive par 37°c. Ca commence à faire chaud. Vraiment chaud. Heureusement, les hôtels nous laissent toujours des bouteilles d’eau (misu) et cela tombe vraiment à point. Notre hôtel est face à la gare. Il est plus ou moins 13h quand on y arrive et après s’être envoyé quelques gyozas (petits raviolis très sympas), nous voici partis explorer la ville et notamment deux temples : le Higashi Hongan-JI et le Nishi Hongan-Ji. A vos souhaits. Tous deux se ressemblent très fort. Ils sont énormes, imposants, puissants, majestueux, splendides, formidables, calmes, solides. Il y règne une atmosphère très zen. On imagine que c’est le but, ce sont des temples. Pas des marchés aux poissons. On apprécie beaucoup. On nous avait dit que Kyoto était la capitale culturelle et spirituelle du Japon et on ne nous a pas menti. On va fêter ça dans un resto à sushis, encore un, dont ne ressort pas déçus non plus.
Le lendemain, nous explorons deux autres quartiers.
D’abord, ce qui restera, nous en sommes sûrs, comme une des grandes étapes de ce voyage. La cerise sur le dorayaki en quelle que sorte. Le site de Fushimi Inari Taisha, soit une suite de 10.000 toris (portes rouges que l’on voit partout dans les temples shintos et qui représentent la frontière entre le monde réel et spirituel). Dans ce tunnel rouge, il y a juste un peu trop de touristes et cela nuit un peu à la magie du lieu. Les autres touristes doivent penser la même chose de nous. Ceci dit, la température frôle les 40 degrés et la progression est lente, les arrêts fréquents. On s’hydrate tant qu’on peut et on s’arrête en urgence pour acheter une casquette à Julia qui est au bord de l’insolation. Nous faisons un arrêt dans un bar à chats, cette fois c’est moi qui accompagne Julia. L’endroit est assez petit mais les boissons et les glaces sont à volonté le temps qu’on y reste (20 minutes, 700 yens soit +/- 6 euros par personne) mais surtout, il est climatisé ce qui nous permet de retrouver une température corporelle juste en-dessous de l’ébullition. Ensuite, nous allons voir un autre site. Le temple de Kiyomizudera. Il n’est pas mal mais après la splendeur d’Inari, difficile de nous extasier. De plus, il est moins grand que ceux qu’on a vus hier.

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Kanazawa, son jardin et son resto.

Nous avons quitté les Alpes japonaises pour nous diriger vers Kyoto. Nous faisons une halte à Kanazawa, on dirait un titre d’Indochine. La comparaison s’arrête là. Nous ne croisons pas d’ado attardé tout habillé de noir. En revanche, la ville n’a rien de terrible. On nous vante son jardin, le Kenroku-En Garden, que nous partons visiter à pied et il fait mourant de chaud. Au final, le jardin n’est pas mal il n’y a pas de quoi casser une patte à un canard laqué. Le soir, un peu par hasard, nous trouvons un resto traditionnel japonais où l’on mange assis sur des tatamis, oui je sais, même en écrivant je bégaye parfois. Les sashimis y sont délicieux et le wasabi très, aaaargh, relevé.

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La fourmilière, le train, le vélo, le honsen et les maisons.

Nous avons passé 6 jours à Tokyo et ce matin nous partons pour les Alpes japonaises. Nous avons notre train à 10h30. Le fameux Shin Kan Sen qui part de la gare de Tokyo centre. Mais il faut d’abord s’y rendre. Et c’est l’heure de pointe. Nous voilà donc avec nos valises en train (ah tiens, c’est marrant ça) de chercher notre chemin dans l’immense gare de Shinjuku. On y arrive sans trop de mal ni de gps mais on doit louvoyer entre les milliards de tokyoïtes qui ont décidé d’aller au boulot ce matin. Les mecs sont tous habillés pareil. Chemise blanche ou claire, pantalon de costume et les yeux rivés sur leur smartphone. On zigzague donc avec nos valises et arrivons sur le quai. Nous croyons avoir fait le plus difficile. On se trompe. Il faut entrer dans la rame de métro. Et elles sont toutes bondées. On finit par y arriver et on fait le trajet debout, collés aux autres passagers, au bord de l’asphyxie. A chaque arrêt, on espère que les gens qui descendront seront plus nombreux que ceux qui monteront. Un champion d’apnée doit venir s’entraîner dans le métro de Tokyo à l’heure de pointe, c’est un must. On croit qu’il n’y a plus de place ? Si si. Ils poussent et parviennent à monter quand même. Finalement, on arrive à destination et on est éjecté de la rame comme des bouchons de champagne. On se fait rembourser le solde de nos cartes de métro puis on grimpe dans le Shinkansen. Ce train ressemble à un avion. Son nez ressemble à celui du Concorde et il n’a pas de fenêtres mais possède des hublots. En une heure et demi environ, nous arrivons à Nagoya d’où nous prenons un train classique qui nous mène dans la montagne, à Takayama. Là, nous louons des vélos pour visiter la vieille ville. C’est très cool et très pratique. La ville est assez mignonne, avec plein de petites échoppes. Le soir, nous allons aux bains publics, les Honsens. Paraît que c’est l’équivalent du sauna pour les Suédois. Il y en a justement dans l’hôtel. Comme cela se pratique nu, il y en a un pour les femmes et un pour les hommes. Je n’arriverai pas à y prendre de photos. Mais chouette expérience malgré tout. Il y a des bassins avec de l’eau à 39° contenant du souffre. Pas de décrassage mais simplement de la détente. Les filles apprécient aussi. Seul Léon fait l’impasse. Le lendemain, nous nous levons tôt car nous avons une excursion de prévue. Elle consiste à visiter deux villages typiques des Alpes japonaises. Ils sont constitués de maisons de bois tenant par des cordes nouées. Pas un clou ou une vis n’est utilisé. Le toit est fait d’une épaisse couche de paille. C’est assez sympa mais très touristique. Il fait une chaleur étouffante. Nous mangeons japonais le midi (une soupe miso, un poisson mariné, des nouilles, des champignons et des trucs dont on ne sait rien et pas toujours délicieux). Perso, je trouve un peu que tout goûte le sel et la sauce au soja. Les paysages sont en revanche exceptionnels. C’est montagneux et très vert. Les maisons sont séparées par de petites rizières. Dans le village de Shirakawa-go, on peut même visiter ces maisons traditionnelles, ce dont on ne se prive pas. L’intérieur est dépouillé et il y des cloisons coulissantes vers l’extérieur, comme dans les clichés que l’on a en tête.

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Tokyo est un gruyère

Tokyo est construit tout en hauteur. Le prix du mètre doit être affolant. Les chambres d’hôtel sont minuscules. Mais Tokyo est aussi construit en profondeur. Le réseau de métro est très dense et les stations de métro sont des villes à elles toutes seules. Il y a quantité de restaurants, de magasins et de galeries. Ces galeries font des kilomètres de long sous terre et il fait bon s’y réfugier car il fait moins chaud qu’en surface. (Aujourd’hui il a fait 34°c.) Et puis le métro est le meilleur moyen de se déplacer dans Tokyo. Nous l’avons utilisé pour aller dans le quartier de Ueno. Destination son marché noir (bof) et son parc. Dans le parc, il y a notamment un lac à moitié de nénuphars. L’autre moitié comprend des barques et des pédalos que nous n’avons pas manqué d’essayer. Le soir, nous allons manger dans une petite gargote à Shibua, un des quartiers qui vit la nuit. Et de fait. On se croirait à Tomorrowland où chez Ikea un jour de soldes. Il y a un monde fou. Le lendemain, c’est notre dernier jour à Tokyo. Petit dej’ avec une vue imprenable sur la ville. Nous montons à nouveau dans le tour de Shinjuku d’où nous apercevons, de loin et dans la grisaille, le mont FujI. Ensuite, nous allons voir la tour Dentsu (dessinée par Jean Nouvel) dans laquelle on ne nous laisse pas entrer et nous mangeons dans le quartier de Shimbashi avant de rentrer au Washington Hôtel Shinjuku.

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Des poissons, un temple, des prédictions, des livres et encore des temples.

Ce matin, destination le marché aux poissons, dans le quartier de Tsukiji. Rien d’anormal, le japonais est friand de poisson, même le matin. Ca donne une haleine un peu chargée mais il paraît que c’est très bon pour la santé. Bref, on y va et on ne trouve pas tout de suite. On s’est arrêté une station de métro trop tôt et on marche sous le cagnard. Quand on arrive en vue des calamars, on est frits. Dans les ruelles, beaucoup d’échoppes et de restos à touristes mais cela reste sympa. On décide finalement d’aller manger dans le quartier d’Asakusa. On y trouve un très bon resto à sushis. Après on visite un énorme temple dont les bords sont remplis de boutiques de souvenirs. Nous faisons des offrandes afin de nous attirer le bon sort. On place une pièce de 100 yens, on secoue une boite d’où tombe une baguette avec une indication. Devant nous, un mur de petits tiroirs avec des indications. On ouvre celui qui correspond à la baguette et on en retire un papier qui nous prédit l’avenir. Soit on a de la chance, youpie soit on n’en a pas et alors il faut attacher le petit papier à un endroit afin que la prédiction ne se réalise pas. Léon a de la chance. Julia n’en a pas.
Le lendemain, on déjeune à l’hôtel avec une vue panoramique sur la ville. On essaie aussi des spécialités locales dont des haricots fermentés qui ressemblent à des œufs d’araignées et qui goûtent le…euh….le…enfin…euh c’est dégueu. Ensuite, direction le métro de la station de Shinjuku, la plus grande du monde (3 millions de voyageurs par jour, dont nous 5). De là, nous allons à Jimbocho, le quartier des bouquinistes. Plein de vieux bouquins à la calligraphie magnifique. On achète des livres de chansons traditionnelles mais on aurait pu aussi bien acheter Mein Kampf tellement c’est beau. Ensuite, re-métro direction Nezu et le quartier de Yanaka, un des plus vieux de la ville car il a échappé à la fois aux bombardements et aux tremblements de terre. Et les gens qui y habitent y sont doublement chanceux car les maisons sont petites, pas de gratte-ciel, plein de joli temples et c’est super zen. On aime beaucoup et on y mange. Louise et moi terminons la journée de découverte en grimpant en haut d’une tour de Shinjuku d’où la vue sur la ville est impressionnante.

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